Radio TV Kardeche
Après la naissance, vient l’apprentissage. Rien n’est acquis : tout est à inventer.
« Je n’avais pas appris à faire de la télévision. J’ai appris parce qu’il fallait que ça marche. »
Une webcam, un micro… et c’est parti
La première émission
Au début, il n’y a pas de grande régie, pas de technicien et pas de matériel sophistiqué. Il y a surtout l’envie de tenter quelque chose. Bahri se retrouve seul derrière le micro, avec une webcam face à lui. La première diffusion se fait sur Facebook.
Emine, une amie qui l’a suivi dans cette nouvelle aventure, est présente dans les premières heures. Pas de sujet particulier, pas de grand invité : simplement le plaisir de commencer.
Une autre idée dès le départ
Faire découvrir la musique turque aux francophones. Pour Bahri, la diversité culturelle doit être accessible à tous. Il trouve anormal que l’on entende si souvent les mêmes univers musicaux et si peu de musiques orientales. Kardeche devient donc aussi une porte ouverte sur cette diversité.
Les erreurs deviennent des leçons
La lumière : une découverte inattendue
Avec des webcams premier prix, la lumière devient particulièrement importante. Il faut comprendre qu’une bonne image ne dépend pas uniquement de la caméra. La position, la puissance et le type de lumière changent complètement le rendu.
Petit à petit, le garage cesse d’être un simple endroit où l’on pose du matériel. Il devient un système pensé pour fonctionner, émission après émission.
Quand le garage commence à surprendre
Avec le temps, les invités ne découvrent plus seulement une émission : ils découvrent un studio organisé, accueillant et capable de produire une véritable émission radio-TV.
Le studio Kardeche
Une installation conçue pour être pilotée par les animateurs eux-mêmes.
LE JOUR OÙ LE GARAGE A SURPRIS FRANCE 24
Un jour, un technicien de France 24 est venu visiter le studio. Il avait entendu parler de Radio TV Kardeche et voulait voir à quoi ressemblait ce fameux studio installé dans un garage.
Il a regardé l’installation, les caméras, le son, la lumière… puis il a posé une question :
« Il y a combien de personnes qui gèrent le son, la lumière, les sites… ? »
La réponse a été simple :
« Une seule. Moi. »
Cette réaction est restée en mémoire. À ce moment-là, il a compris que toutes ces années passées à chercher, tester, se tromper, recommencer et apprendre avaient fini par porter leurs fruits.
L’UNIVERS KARDECHE
Chapitre 2 — Du garage au studio

